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Pourquoi Monaco jouera la LDC la saison prochaine

1/ Construire son attaque

Grâce à des circuits de passes bien travaillés, Monaco est capable de construire au sol. Ici, bien aidés par le pressing mal coordonné bordelais (ligne défensive trop basse), l'ASM peut éliminer 4 joueurs et se projeter facilement.

Alors qu'ils sont en 5v1, aucun bordelais ne semble vouloir couper la ligne de passe (RIP l'attitude d'Otavio), et Tchouaméni peut lancer tranquillement Caio.Et c'est l'une de leurs forces : entre Fabregas, Diop et Golovin, ils ont de bons relayeurs sous pression.

2/ Le jeu long

Une bonne attaque est une attaque variée, et Disasi qui doit manger des K7 de Koundé n'hésite pas à aller chercher WBY dans la profondeur.

Le meilleur attaquant du championnat Ben Yedder, contrôle résiste à la pression à attend l'arrivée de trois de ses coéquipiers qui amènent le surnombre.

WBY trouve un angle de passe délicieux pour Gelson, qui en une touche centre pour Volland.

Trois passes suffisent pour marquer

3/ Le contre-pressing

Dans un championnat où les techniciens à la relance sont rares, on ne comprendra jamais que si peu d'équipes tente de récupérer le ballon dans le camp adverse en pressant à la perte. La ligne défensive est très haute, et l'étau se resserre autour d'Adli.

Adli tente de remiser en une touche à un ami imaginaire.WBY la récupère, et comme les Bordelais ne le presse pas, il temporise et attend que ses coéquipiers se mettent dans le sens du but.

Aguilar est trouvé et centre pour Gelson.Deux passes suffisent pour marquer.

4/ Les contre-attaques

Monaco est également très dangereux en transition offensive. Les joueurs explosent dès la balle récupérée.

Mais surtout ils ne le font pas n'importe comment : chacun tente de trouver une zone libre.

Et le génie Ben Yedder ralentit sa course pour mettre de l'étagement, prenant à contre-pied le repli bordelais. Sa frappe frôle le montant.Trois passes auraient pu suffire pour marquer.

5/ Transitions défensives

Presser à la perte porte sa part de risque évidemment. Sans cette stratégie, Lyon n'aurait jamais marqué 4 buts le wk dernier. Ici, alors que 5 joueurs sont devant le ballon, les récupérateurs harcèlent Ben Arfa au lieu de replier.

Parce que Ben Arfa est un joueur unique il arrive à se sortir du pressing et trouve Adli face au jeu qui peut lancer Hwang. Contre Lyon seuls Disasi/Badia assuraient la couverture def. Kovac a rectifié le tir et ils sont trois ici. Et surtout, toute l'équipe met le turbo pour revenir.

8s plus tard, l'ASM est sereinement en 6v2. L'incendie est éteint.

Dernière chose : il était possible de penser que Monaco avait changé de système de jeu. Or, ils ont évolué dans un schéma asymétrique ce wk, entre 442 et 433. Diop démarrait d'un milieu à 3, et prenait le couloir droit quand Aguilar restait placé derrière.

L'Equipe

On a pu donc voir l'ASM parfois en 433, 442 ou même en 343. C'est le genre d'innovations qu'on voit très rarement en L1, et dont Pep est bien sûr l'un des précurseurs (Messi qui se recentre pour laisser le couloir à Alves en phase offensive) dans l'ère moderne. Alors, rien que pour cela, merci M. Kovac.

Pour conclure, on peut affirmer que Monaco a l'un des jeux offensifs les plus complets, travaillés et variés du championnat. Et son pressing à la perte notamment, va lui rapporter des points précieux contre les petits, quand d'autres écuries vont souffrir face à des blocs bas (coucou Lyon), et que le succès de sa saison résidera dans sa capacité à se protéger des contres.